Pierre Ascaride replonge dans l’histoire de sa famille et plus particulièrement part à la rencontre de son père. Le frère et la soeur vont remonter le temps, à partir de manuscrits retrouvés après la mort du père, dans lesquels il avait souhaité écrire le récit de son enfance de fils d’immigrés amalfitains dans les vieux quartiers de Marseille, posant un regard d’une vraie acuité et d’une belle tendresse sur ce qui l’entourait.
Inutile de tuer son père, le monde s’en charge de Pierre Ascaride
S’installer pendant plusieurs mois dans une petite salle du centre ville de Malakoff, s’y produire soir après soir, parier sur la durée et l’inscription d’un spectacle dans le temps : c’est le souhait de faire vivre un Théâtre Quotidien à Malakoff, une tentative pour répondre au saucissonnage des saisons théâtrales. Mais c’est avant tout un acte poétique. Que l’on sache qu’au coeur de la Cité, il y a un lieu où « ça » raconte des histoires et « ça » invente de la fiction.
Extrait : « Alors, t’y es content ? tu vas être au centre de mon spectacle et de mon Théâtre. Tu as même réussi à nous faire retravailler ensemble, Ariane et moi. Tu es content ? On va les explorer toutes les histoires que tu écrivais et qui dormaient dans une valise en carton, toutes les histoires sur les vieux quartiers de Marseille, les émigrés napolitains […] Mais je te préviens, je vais tout dire : comment tu as utilisé les sous de ma photo de baptême pour te faire tirer une photo de l’artiste que tu n’as jamais été. Comment tes délires de bricolage rendaient mes dimanches cauchemardesques […] Car si nous, tes enfants, nous faisons « l’artiste », d’abord c’est parce que ça nous plaît mais aussi pour te venger d’avoir été le fils maltraité d’un barbier napolitain quasiment analphabète ». ton fils P. A.
Mise en scène : Ariane Ascaride, assistée de Anne-Marie Giacalone
Conseils chorégraphiques : Blanca Li
Lumières : Laurent Castaingt
Scénographie : Thibaut Fack
• Théâtre 71 (Malakoff, 92)
3, place du 11 Novembre :
Voiture : Périphérique sortie porte de Vanves ou porte Brancion puis direction centre-ville ou Théâtre 71 (Parking ru Gabriel Crié)
Métro : Malakoff-Plateau de Vanves
du 28 janvier au 30 avril 2004
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