Le rêve de retrouver un vieil oncle en Amérique, tout le monde l’a fait, mais retrouver ses ancêtres, ses vraies racines, cela peut prendre une vie. Alors s’adresser à une agence spécialisée… quoi de plus normal pour Baruk, Andrew, Irène ou Samuel, qui vivent aux quatre coins du monde depuis deux générations.
Film français (2005).
Comédie.
Réalisé par Pavel Lounguine
Durée : 1h 46mn.
Directeur de la photographie Mikhail Kritchman
Monteur Sophie Brunet
Chef décorateur Sergei Brjestovski
Compositeur Michel Arbatz, Youval Micenmarcher
Producteur délégué Catherine Dussart, Pavel Lounguine
Avec Konstantin Khabenski, Natalia Koliakanova, Familles à vendre Léonid Kanievski, Esther Gorintin, Otto Tausig.
Le rêve de retrouver un vieil oncle en Amérique, tout le monde l’a fait, mais retrouver ses ancêtres, ses vraies racines, cela peut prendre une vie. Alors s’adresser à une agence spécialisée… quoi de plus normal pour Baruk, Andrew, Irène ou Samuel, qui vivent aux quatre coins du monde depuis deux générations.
Ces gens, comme beaucoup d’autres, ont perdu les leurs pendant la révolution ou la Deuxième Guerre mondiale. C’est à ce moment précis que leur chemin croise celui d’Edik Letov, jeune aventurier, qui trouve là une occasion de s’enrichir en persuadant les habitants d’une petite ville d’Ukraine de jouer, juste pour une semaine, le rôle de ces familles tant recherchées.
Après un casting méticuleux, Edik crée une famille imaginaire pour chacun des quatre prétendants et organise leurs retrouvailles à Golotvine.
Le réalisateur parle dans le film de la place qu’occupe selon lui l’argent dans la société russe : ” Dans Familles à vendre, la corruption est présentée comme un fait acquis et ancré dans les moeurs : tout s’achète et tout se vend. Pour autant, les gens sont restés les mêmes et j’éprouve une infinie tendresse pour eux. Malgré la corruption, ils sont capables d’aimer, et c’est, pour moi, ce qu’il y a de plus important ”.
Le metteur en scène explique cette vitalité que dégage le film : ” Le mensonge fait travailler l’imaginaire et se situe donc à l’origine de la culture et de l’art. En mentant, Edik provoque la vie et suscite l’amour, les rencontres, la sensualité, la sexualité. Cette provocation a lieu dans le monde endormi de cette petite ville qui, soudain, s’éveille à la vie et à l’amour. J’ai le sentiment que cet appétit de vie correspond à la Russie d’aujourd’hui, alors qu’on l’a perdu en Europe occidentale. ”
Acteurs :
Konstantin Khabenski Edik
Natalia Koliakanova Régina
Léonid Kanievski Baroukh
Esther Gorintin Esther
Otto Tausig Samuel
Grégoire Leprince-Ringuet Marc-Yves
Miglen Mitchev Andrew
Dans la même rubrique :
-
Les poupées russes ‘Irinka et Sandrinka’, avec Sandrine Stoïanov
-
Le cinéaste russe Serge Eisenstein est né le 23 janvier 1898
-
14e Festival international du film asiatique : Rétrospective de films tadjiks
-
‘Adieu ville du sud’ d’après une nouvelle de Roustam Ibraguimbekov
Articles récents :
-
Mezzo-soprano Ekaterina Semenchuk avec l’Orchestre National d’Ile de France (18 mars 2008)
-
‘Le Vieil Homme et la Mer’, de Alexandre Petrov (5 mars 2008)
-
‘Cette nuit’ : variations autour des Possédés de Dostoïevski (3 mars 2008)
-
‘Fish Love’ de Tchekhov, célèbre écrivain russe (17 février 2008)
-
Grand écrivain Vassili Grossman : ‘Vie et Destin’ au théâtre MC93 (16 février 2008)
-
‘Le Nez’ de Gogol au théâtre de Nogent-sur-Marne (15 février 2008)
-
Hérisson et Ourson, contes de la forêt profonde (15 février 2008)
-
Douce Vengeance et autres par le metteur en scène bulgare Galin Stoev (15 février 2008)
-
‘Slogans’ de Maria Soudaïeva et d’Antoine Volodine (15 février 2008)
-
Les poupées russes ‘Irinka et Sandrinka’, avec Sandrine Stoïanov (14 février 2008)