Si l’amour ‘contre-nature’ de Rusalka pour son prince échoue, Dvorak, lui, réussit une synthèse musicale subtile entre la musique ‘savante’ - aux accents wagnériens - et le folklore slave.

‘Rusalka’ de Dvorák (1841-1904)

Conte lyrique en trois actes (1901)

Livret de Jaroslav Kvapil

En langue tchèque

Direction musicale Jirí Belohlávek

Mise en scène Robert Carsen

Décors et costumes Michael Levine

Lumières Robert Carsen & Peter van Praet

Chorégraphie Philippe Giraudeau

Chef des Choeurs Peter Burian.

Avec :

Le Prince Miroslav Dvorsky (9, 12, 17, 20, 23, 25 septembre)

Stuart Skelton (14, 27 septembre)

La Princesse étrangère Anda Luisa Bogza

La Princesse étrangère Anda Luisa Bogza

Rusalka Olga Guryakova

L’Esprit du lac Franz Hawlata

Jezibaba Larissa Dyadkova

La Voix d’un chasseur Sergei Stilmachenko

Le Garçon de cuisine Karine Deshayes

Première Nymphe Michelle Canniccioni

Deuxième Nymphe Svetlana Lifar

Troisième Nymphe Nona Javakhidze

Le Garde-forestier David Bizic

Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris

Rusalka

Dvorak - compositeur tchèque de son état - est assez peu connu en France, si ce n’est pour son nom imprononçable - dire ” Dvorjak ” et pour deux de ses oeuvres - la Symphonie du Nouveau Monde et les Danses Slaves.

Pourtant, Dvorak fut un compositeur prolixe, qui a touché à tous les genres musicaux. Rusalka, composé en 1900, après son retour des Etats-Unis, est son avant-dernière oeuvre et sans doute l’une des plus aboutie.

L’argument en est forcément connu de tous :…

L’argument en est forcément connu de tous : une ondine - sorte de sirène d’eau douce - tombe amoureuse d’un prince…

Quelques mesures de musique plus tard, l’ingrat est châtié : il meurt dans les bras de Rusalka, le temps de chanter un air qui est un sommet de l’art lyrique… Rusalka, quant à elle, rejeté par le monde des humains, comme par celui des fées, est condamnée à errer éternellement dans l’entre-deux.

Si l’amour “contre-nature” de Rusalka pour son prince échoue, Dvorak, lui, réussit une synthèse musicale subtile entre la musique “savante” - aux accents wagnériens - et le folklore slave.

Svetlana Lifar

Française d’origine russe, Svetlana Lifar entre en 1986 au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, poursuit ses études en Bulgarie puis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Elle travaille depuis 1996 avec Viorica Cortez, et obtient le diplôme d’excellence du concours de chant de l’Union professionnelle des maîtres de chant français. L’année suivante, elle intègre le Centre national d’insertion professionnelle des artistes lyriques de Marseille.

Stagiaire de l’Opéra Studio en 1999-2000, elle a chanté dans le Réquiem de Mozart, La Chanson de Fortunio (série “Opéras au piano”) et donné des récitals.

Artiste en résidence à l’Opéra depuis 2000-2001, elle y chante Tisbe (La Cenerentola), Minerve (Orphée aux Enfers), Flora (La Traviata), Clara (Les Fiançailles au couvent), Rosine (Le Barbier de Séville), la Deuxième Dryade (Rusalka).

Lors de la saison 2005-2006, elle chante par ailleurs dans Rusalka à l’Opéra de Paris.

Première 9 septembre 2005 à 19h30

Représentations 12, 14, 17, 20, 23, 25 (14h30), 27 septembre 2005 à 19h30

Durée du spectacle 3h15 avec 2 entractes

Opéra Bastille

Place de la Bastille

Paris