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Viï - Le roi terre de GOGOL

Du 10 au 14 décembre 2012


Avant d’être acteur et metteur en scène, Vlad Troitskyi est scientifique et businessman. Son grand sens des affaires lui permet de fonder, en 1994, le Centre d’Art contemporain de Kiev qui deviendra une référence pour la jeunesse ukrainienne.

Vlad Troitskyi Metteur en scène
Viï - le roi terre (2012) création
en ukrainien et en français
De Klim (inspiré de Nicolas Gogol)

Sensible aux activités expérimentales et créatives, Vlad Troitskyi cherche de nouvelles manières d’appréhender les performances scéniques, notamment en mêlant traditions musicales et théâtrales.
En 2004, il crée alors son groupe le DakhaBrakha. Musique et théâtre se retrouvent ainsi sous une même enseigne afin de se produire ensemble, notamment dans son projet Ukraine Mystique ou plus récemment dans Le Roi Lear - prologue de Shakespeare.

UN THRILLER MYSTIQUE

Avec cette fable s’inspirant d’une nouvelle ukrainienne de Gogol, nous voici plongés dans un monde fantasque, peuplé de gnomes, de monstres contre lesquels se bat un philosophe chargé de veiller sur une jeune morte en voie de résurrection… Image d’un « monde en passe de disparaître, avec tous ses rites, son mysticisme, sa force métaphysique. Un mélange ahurissant de mystique chrétienne et païenne ».

LA FABLE I LE PROJET

Viï est l’une des oeuvres les plus effroyables et énigmatiques
de Gogol. Trois étudiants en philosophie scolastique partent en vacances chez eux, dans leur village d’origine. La nuit, ils se fourvoient et se retrouvent dans un village où le héros principal tue accidentellement
une sorcière.
Pour moi, ce spectacle est un voyage dans une Ukraine inconnue au moment où la conscience contemporaine occidentale affronte ce qu’elle n’est pas capable d’appréhender.
L’histoire débute par un voyage dans un patelin situé sur une terre oubliée de Dieu et des autorités. C’est un voyage de la conscience contemporaine occidentale à travers des villages ukrainiens, un périple très proche
d’un voyage en terre aborigène. En effet, la toute première impression que l’on se fait de la province ukrainienne est qu’elle est sauvage. Mais, petit à petit, on comprend que l’on se trouve dans des méandres offrant
des visions différentes, dans un monde archaïque teinté
de magie où toutes nos valeurs et nos repères habituels
sont caducs.
Dans Viï, le héros nommé Khoma Brout accepte une épreuve qui lui est proposée ; il doit prier jusqu’au matin, sans regarder Viï dans les yeux. Il lève les yeux sur Viï cinq secondes avant la fin de la prière et meurt
entre le premier et le troisième cri du coq.
Cette histoire nous parle du rapport au monde : si, en y évoluant, nous n’avons pas de respect envers lui, il sera, en retour, impitoyable avec nous. Nous souhaitons montrer un monde totalement différent du nôtre. Un monde oublié en passe de disparaître avec tous ses rites, son mysticisme et sa force métaphysique. Il me semble que, pour le monde occidental, « le cycle de la petite Russie » de Gogol est pratiquement inconnu, c’est pourtant le plus important de tous. C’est un mélange ahurissant
de mystique chrétienne et païenne.
Nous allons transporter l’action de Viï à l’époque contem - poraine. Les protagonistes seront des Français, étudiants en philosophie au séminaire théologique. L’un d’entre eux, d’origine ukrainienne, emmène ses amis dans son village natal. Les héros principaux seront joués par les acteurs de langue française, le choc des cultures, des langues, des mentalités sera donc réels.

Les garçons érudits débattent longtemps sur la philosophie contemporaine avant de se trouver dans un monde totalement inconnu, un monde qui leur paraît barbare et où toutes leurs valeurs et leurs visions apparaissent
irréelles. C’est un monde où une vieille église se révèle être les portes de l’enfer. Ensuite commence l’épreuve de la foi chrétienne : es-tu Piotr ou n’es-tu pas Piotr ? Vendrastu ta foi ou non ? Tout comme Piotr, Khoma Brout ne survivra pas car il est détruit par « la soif du savoir ».
On lui souffle à l’oreille « ne regarde pas », mais à la der - nière seconde, Khoma lève ses yeux. À la même minute il meurt déchiré par les démons, tué par le regard de Viï, puissance du monde souterrain convoquée par la
demoiselle sorcière qu’il a tuée. Un temple inondé sera le lieu principal d’action.
Vlad Troitskyi

- le lundi 10 décembre 2012 - 20h30
- le mardi 11 décembre 2012 - 20h30
- le mercredi 12 décembre 2012 - 20h30
- le jeudi 13 décembre 2012 - 20h30
- le vendredi 14 décembre 2012 - 20h30

Théâtre de la Ville
2 place du Châtelet Paris 4
Location 01.42.74.22.77



Qui est seul n'est pas toujours pauvre, mais qui est pauvre est trop souvent seul. Proverbe russe

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