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SWAN (cygne) de LUC PETTON : Création pour danseurs et cygnes

Du 6 au 14 juin 2012 à 20h30


Après "Le Lac des cygne"s de Petipa-Ivanov, nimbé dans l’atmosphère magico-poétique des Métamorphoses d’Ovide, "Swan" (cygne) réinitialise, avec un oiseau de grande taille, les nombreuses recherches menées pour "La Confidence des oiseaux".

Rien de plus lourd qu’un oiseau mort et la mort du cygne pèse son poids dans le ciel de la Danse !
Les poètes humanistes se saisissent du cygne comme un signe où se dessine dans l’abstraction blanche de l’hiver le visage de l’homme entre rêve et réalité, entre espérance et fatalité, entre la vie qui s’en va et la mort qui s’en vient. Le cygne est un miroir de l’homme se mirant sur la surface lisse et dure d’un lac réfléchissant qui sépare et renvoie dos à dos deux infinis : le ciel lumineux et les profondeurs noires insondables. Le cygne est un signe qui réfléchit au sens également qu’il donne à penser. Ainsi dit Nietzsche, philosophe de la danse, la surface est profonde. Et la légèreté apparente du cygne s’alimente de son poids. Il est l’unité vivante des opposés. Alain Foix

Tel un palimpseste du Lac des cygnes de Petipa-Ivanov, nimbée dans l’atmosphère magico-poétique des Métamorphoses d’Ovide, SWAN est une création qui réinitialise, avec un oiseau de grande taille, les nombreuses recherches menées pour la confidence des oiseaux.

Le caractère vivace et pérenne du symbole incarné par le cygne, avec sa charge d’émotions immémoriales, recèle des images à très forte charge d’aura, comme dans un cristal de temps où l’Autrefois rencontre le Maintenant (W. Benjamin).

SWAN se situe dans un espace-temps poétique où les frontières entre animalité et humanité, entre les éléments, air, terre et eau, sont indécises, comme dans un temps où l’on marchait encore sur des métamorphoses, un temps où tout était contigu. Cette création conjugue archaïsme des images et traitement chorégraphique contemporain, paradoxe éclairant comme un révélateur des territoires enfouis porteurs d’émotions étonnament vivaces.

La création de Luc Petton, La Confidence des oiseaux avait bouleversé le public de Chaillot il y a peu : transformant la salle Gémier en volière de fortune, le chorégraphe imaginait un ballet pour danseurs et corneilles, geais, pies et autres étourneaux. Quelle serait dès lors la suite des aventures de sa compagnie Le Guetteur ? La réponse tient en un titre évocateur, Swan (cygne) qui évoque aussi bien le monde de la danse classique que celui des animaux. Aux yeux de Luc Petton, le cygne « entre grâce et pesanteur, apparaît comme le plus ambivalent des oiseaux ». Dès le printemps 2010, dès leur éclosion, les tout jeunes cygnes blancs ont pu se familiariser avec le chorégraphe et leurs partenaires de « danse ». Peu à peu, petit pas après petit pas, une véritable complicité est née qui rend maintenant possible ce spectacle à nul autre pareil. Au moment même où nous écrivons ces lignes, les cygnes noirs commencent à percer leur coquille et vont donc d’ici quelques heures poser leur premier regard sur ce monde et sur leurs futurs partenaires. « Tel un palimpseste du Lac des cygnes de Petipa-Ivanov, nimbé dans l’atmosphère magico-poétique des Métamorphoses d’Ovide, Swan est une création qui réinitialise, avec un oiseau de grande taille, les nombreuses recherches menées pour La Confidence des oiseaux », résume Luc Petton. Il sera question d’un espace-temps poétique « où les frontières entre animalité et humanité, entre les éléments, air, terre et eau, sont indécises, comme dans un temps où l’on marchait encore sur des métamorphoses, un temps où tout était contigu ». Mêlant archaïsme des images et traitement chorégraphique contemporain, Luc Petton fera de Swan « un paradoxe éclairant comme un révélateur des territoires enfouis porteurs d’émotions étonnamment vivaces ». Un amour de Swan en quelque sorte.

Théâtre National de Chaillot
1 place du Trocadéro 75116 Paris
01 53 65 30 00



Qui est seul n'est pas toujours pauvre, mais qui est pauvre est trop souvent seul. Proverbe russe

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